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#Culture

Salon du Livre 2008

Par

 Sibylle

Sibylle

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Publié le 01/01/1970


Daynamiq, plateforme de gestion de projet Daynamiq, plateforme de gestion de projet
Point de Sarkozy insultant son monde ni de Chirac flattant la croupe dorée d’une belle Limousine au Salon du Livre, mais plutôt bal des vanités fantastique regroupant dans un dédale de piles oscillantes les productions littéraires toujours croissantes de cette année. 3000 auteurs et 5000 séances de dédicaces, 20 pays différents, 185 000 visiteurs attendus, mastodontes de la vente et éditeurs prestigieux « à prix littéraires » ou petites maisons laborieuses et revues obscures, le tout se mêle et s’entremêle pour le bonheur des lecteurs qui sortiront de là chargés comme des bourrins et la tête pleine du plaisir infini de LIRE.

A l’occasion des 60 ans d’Israël, invité d’honneur du Salon, et sans mélanger la politique et la culture, citons quelques écrivains israéliens témoins de leur époque et qui ont tiré de l’histoire d’Israël et du sionisme une œuvre riche et nerveuse dont la littérature mondiale ne cesse de s’honorer :
David Grossman : l’écrivain majeur de la littérature israélienne, inspiré par Kafka, Joyce ou Camus, correspondant à la radio nationale Kol Israël, fondateur avec Amos Oz de « la Paix maintenant » en faveur des relations israélo-palestiniennes, publie « Dans la peau de Gisela » (Seuil), recueil analysant vie quotidienne en Israël et liens entre politique et création littéraire. (15,68€ sur amazon.fr)
Shifra Horn, journaliste, auteure de romans, nouvelles et livres pour enfants publie : « Ode à la joie » (Fayard), quête d’une jeune ethnologue à la recherche d’un enfant ou d’elle même dans l’Israël de la deuxième intifada (21,85€ sur amazon.fr)
Amos Oz : « Vie et mort en 4 rimes » (Gallimard), un écrivain célèbre scrute ses lecteurs en tentant de leur imaginer un destin à chacun, ou la difficulté de l’imagination dans la création littéraire.(12,83€ sur Alapage)

Course dans les allées, nombre de stand à visiter incalculable, au bord du speed-dating, quelques auteurs dont on se saurait se passer :
Anna Gavalda, l’écrivain populaire star du Salon (le stand de La Dilettante croule sous les piles, on attend les dédicaces et l’émeute qui s’ensuivra), sort : « la Consolante », histoire simple de Charles, architecte déboussolé qui se reconstruit à travers les femmes dans un Limousin d’exil, roman choral charmant (mais produit ou littérature ?) cernant le quotidien au plus juste. (23,28€ sur Alapage)
Stieg Larsson, démocrate et militant contre le racisme, l’ancien rédacteur en chef d’Expo, revue suédoise observatoire des manifestations ordinaires du fascisme, a fasciné le monde entier avec son roman déjà mythique en trois volumes : Millénium (65,36€ les 3 sur amazon.fr)
Cormac Mc Carthy : « La route » (magnifique prix Pulitzer), et « No Country for old men » roman aride et noir dont l’adaptation par les frères Coen rend magnifiquement la réflexion de l’auteur sur la violence autodestructrice ancrée dans la société américaine (39,90 les 2 sur amazon.fr)
Russel Banks, admirateur de Jack Kérouac et Nelson Algren, soutien des refuzniks israéliens dès 2002 : « La Réserve» (Actes Sud). Sur les bords d’un lac des Adirondacks, des amants terribles sur fond d’Histoire l’été 1936 (21,85€ sur amazon.fr)
Vikram Chandra : « Le Seigneur de Bombay » (Robert Laffont). L’auteur indien maintes fois récompensé livre un roman fleuve mêlant intrigue, analyse sociale et politique sur sa ville de Bombay, la monstrueuse et douce (22,80€ sur amazon.fr)
Claire Messud : « Les enfants de l’Empereur » (Gallimard). Les portraits féroces et réjouissants d’un groupe d’intellectuels new-yorkais aux prises avec leurs sentiments. (23,75€ sur amazon.fr)

Plus ancrés dans l’actualité immédiate on pourra lire :
Carl Bernstein : « Hillary Clinton, une femme en marche » (Baker Street), la biographie non-autorisée d’Hillary par celui qui dénonça sous Nixon l’affaire du Watergate (22,80€ sur amazon.fr)
Pierre-Antoine Delhommais : « Cinq milliards en fumée » (Seuil), le premier livre qui tente de décortiquer les dessous de l’affaire Société Générale. (15,20€ sur amazon.fr)

Direction les BD, là aussi le choix est dingue, il faut choisir !
Shaun Ta : « Là où vont nos pères », prix du meilleur album Angoulême 2008 (Dargaud 14,25€ sur Cultura)
Tonino Benacquista&Philippe Bertrand : « L’amour Cash » (Dargaud 13,30€ sur Cultura)
Fourquemin et Derrien : « Miss Endicott » T1 et T2 (Dargaud 14,25€ l’album sur Cultura)
Joann Sfar : « Le chat du rabbin » T1 à 5 (Dargaud 9 ,88€ chaque sur Cultura)
Hugues Micol : « Les Parques » T1 : Visite guidée (Vents d’Ouest 12,35€ sur Cultura)
Art Spiegelman : « Breakdowns » : sortie le 19 mars de la première traduction en français de l’ouvrage autobiographique de l’auteur de « Maus » (Casterman 23,75€ sur amazon.fr)
Philippe Geluck : « La marque du Chat » (T14, Casterman 9,45€ ou 5,65€ le mini-album sur amazon.fr). Le Chat fête ses 25 ans et sort aussi l’intégrale des 14 albums en 7 doubles volumes petit format.

Plus enfantine, encore que…
Cauvin et Laudec: « Elle est moche » T22 de Cédric, sortie le 18 mars et dédicace de l’auteur les 18 et 19 (Dupuis 8,74€ sur Alapage)
Hergé : « Popol et Virginie chez les lapinos » (Casterman), nouvelle édition d’une des œuvres les plus tendres d’Hergé, contemporaine des premières aventures de Tintin en 1934 ! (8,12€ sur Cultura)

Dieu que c’est lourd tous ces livres, ainsi chargée, je passe devant Daniel Picouly (« 68, mon amour » (Grasset 18,53€ sur amazon.fr) attendant le chaland et l’air un peu désabusé, Olivier Barrot, légèrement désœuvré lui aussi, Sophie Davant l’air plus guillerette mais malheureusement sans aficionados non plus pour l’instant, Emmanuelle de Boysson (« Les Grandes Bourgeoises « 6,08€ en poche sur amazon.fr) aux prises justement avec une…., Jean d’Aillon (« Les ferrets de la Reine » JC.Lattès 16,63€ sur amazon.fr) lui très occupé avec des groupies du troisième âge, Raymond Poulidor, le bon Raymond, encore frais comme un vieux tracteur… Mais je voulais voir Amélie Nothomb, moi, parce que ce qu’elle écrit j’adore (dédicace mardi 18 de 19 à 21h), Jean Réno, par curiosité parce qu’il se déplace rarement et dédicacera en tant que parrain de l’association « Le Livre d’or de L’abbé Pierre » (éditions Embrasure 18,05€ sur amazon.fr), José Munoz (« Alack Sinner »), Michel Houellebecq ou Henning Mankell, Bernard-Henri et sa chemise, Stephen Fry et Will Self, Brett Easton Ellis et William H.Gass, Mo Hayder et Fred Vargas, Doris Lessing, Marguerite Duras ou Francoise Sagan…. Et même si pour certains ce n’est malheureusement plus possible, grâce à eux et pour toujours je lirai comme je respire.

Sibylle

PS : La plupart des livres peuvent être achetés d’occasion sur les sites mentionnés ci-dessus.

Cette semaine :
- On achète nos œufs de Pâques ou « it-eggs » chez les artistes du Chocolat : Pierre Hermé, Jean-Paul Hévin, Pierre Marcolini ou Virginie Duroc-Danner qui brouillent délicieusement la frontière entre art et gastronomie ou plus simplement on commande sur Fauchon (Œuf ci-contre 14€), cacaoetchocolat.com ou lululeschocolats.com
- On oublie l’ouverture de COS (Collection of Style) par H&M, initialement prévue ce mois-ci dans le Marais, le projet est reporté à l’automne.
- On shoppe chez GAP les compensées et les spartiates dessinées par Pierre Hardy.

Dum haec in oriente aguntur, Arelate hiemem agens Constantius post theatralis ludos atque circenses ambitioso editos apparatu diem sextum idus Octobre...


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