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#Optique | audition | dentaire

Ray-Ban Meta et Oakley Meta : la ruée sur les lunettes connectées en 2026

Par

 Lola

Lola

Auteur picto

Publié le 26/09/2026


Il y a encore trois ans, les lunettes connectées faisaient sourire. Aujourd'hui, elles s'arrachent chez les opticiens et sur les stands de sport. Lors de sa conférence Meta Connect 2026, tenue le 23 septembre, Meta a confirmé l'arrivée en France de plusieurs nouveautés très attendues : une troisième génération de Ray-Ban Meta, une toute nouvelle gamme audio sans caméra, et surtout le lancement français des Ray-Ban Display, ces lunettes à écran jusqu'ici réservées aux États-Unis. Côté sport, Oakley Meta densifie sa gamme avec les Vanguard, taillées pour les athlètes. De quoi transformer, une fois de plus, un accessoire optique du quotidien en véritable objet high-tech.

Qu'est-ce que Meta Connect 2026 a changé pour le marché français ?

Depuis le lancement des premières Ray-Ban Meta, l'entreprise a construit patiemment son écosystème avec EssilorLuxottica. À terme, Meta prévoit de proposer plus de 100 modèles de lunettes connectées Ray-Ban, Oakley et Meta. Le pari n'est plus de vendre un gadget isolé mais bien d'installer les lunettes connectées comme un segment à part entière de l'optique, au même titre que les montres connectées l'ont fait pour l'horlogerie.

Concrètement, Mark Zuckerberg a officialisé lors de la keynote du 23 septembre les Meta VR Glasses, les Ray-Ban Meta Audio, la génération 3 des Ray-Ban Meta et l'arrivée des Ray-Ban Display en France. C'est cette dernière annonce qui a le plus fait parler : les Ray-Ban Display, dotées d'un véritable écran intégré dans le verre, étaient jusque-là bloquées aux frontières américaines.

Les Ray-Ban Display enfin disponibles chez nous

Le dossier n'était pourtant pas gagné d'avance. Quelques mois plus tôt, Meta avait douché les espoirs européens en annonçant la mise en pause du lancement international, initialement prévu début 2026. L'information était apparue discrètement au milieu d'un article de blog publié pendant le CES 2026, glissée entre deux paragraphes, et signifiait que la sortie internationale prévue pour début 2026 n'aurait pas lieu dans les délais escomptés. Meta Connect a donc rebattu les cartes : plusieurs modèles seront disponibles dès le mois d'octobre, avec des prix qui démarrent à 309 euros.

Quelles sont les nouveautés Ray-Ban Meta à connaître ?

Une gamme audio, sans caméra, pour les puristes du son

Nouveauté la plus surprenante de cette édition : Meta a dévoilé une gamme pensée avant tout pour l'écoute. Avec les Ray-Ban Meta Audio, Meta propose pour la première fois des lunettes connectées dépourvues de caméra. L'idée est simple : capter le marché de celles et ceux qui veulent des haut-parleurs discrets et un micro pour l'assistant vocal, sans se soucier de la question de la vie privée liée à la caméra embarquée. Un choix qui a un revers assumé : selon Journal du Geek, à moins de 350 euros, ces nouvelles Meta Ray-Ban low cost font l'impasse sur cette fonction majeure qu'est la caméra, justement.

La génération 3, plus fine et plus autonome

Sur le segment historique, celui des lunettes avec caméra intégrée, Meta ne révolutionne pas la formule mais peaufine l'existant. Présentées le 23 septembre 2026 lors de Meta Connect, les Ray-Ban Meta Gen 3 font évoluer les lunettes connectées sans changer leur principe. Pas de bouleversement radical côté design, mais des choix qui comptent au quotidien. Pas d'écran, pas de transformation radicale de la caméra, mais plusieurs améliorations sont annoncées, notamment sur l'autonomie et l'épaisseur des montures, deux points souvent critiqués sur les précédentes générations.

Pourquoi Oakley Meta cible-t-il particulièrement les sportifs ?

Le partenariat entre Meta et Oakley n'a rien d'un hasard marketing. Depuis leur arrivée sur le marché français, les Oakley Meta HSTN avaient déjà posé les bases d'un positionnement premium. Fraîchement arrivées en précommande, ces lunettes connectées haut de gamme affichaient fièrement leur style et leur prix : 549 euros. Un tarif qui traduit une ambition claire : ne pas se contenter de vendre une paire de lunettes, mais un outil de performance à part entière.

Les Vanguard, pensées pour le cyclisme et le triathlon

La vraie nouveauté sportive de cette rentrée porte un nom : Vanguard. Contrairement aux modèles précédents plutôt orientés « lifestyle », cette paire vise directement une pratique intensive. Oakley et Meta franchissent un nouveau cap avec le lancement des Meta Vanguard, une paire de lunettes connectées spécifiquement pensée pour les usages sportifs, alors que les précédentes collaborations s'adressaient surtout à un public lifestyle. Les lunettes sont disponibles au prix de 549 euros, en précommande pour une expédition à partir du 21 octobre.

Pour appuyer ce positionnement sportif, Meta et Oakley n'ont pas lésiné sur les ambassadeurs. Oakley et Meta présentent les lunettes connectées Meta Vanguard, un concentré de technologie au service des athlètes, dont les ambassadeurs Mbappé et Beaugrand, une manière assez habile de parler autant aux fans de football qu'aux passionnés d'endurance.

HSTN ou Vanguard : comment choisir ?

Sur le terrain, les deux modèles ne visent pas exactement le même public. Un test réalisé par JVTECH résume bien la différence d'usage : les Vanguard, à 549 euros, sont clairement sportives avec un design visière assumé, tandis que les HSTN offrent une meilleure autonomie réelle et supportent les verres correcteurs. Concrètement :

  • les Vanguard conviennent mieux à une pratique cycliste ou triathlon, grâce à leur visière large et leur ajustement sportif ;
  • les HSTN restent plus polyvalentes au quotidien, notamment pour celles et ceux qui portent déjà des verres correcteurs ;
  • les deux modèles embarquent la même base logicielle Meta AI, avec appareil photo, prise de vidéo et commandes vocales.

Combien coûteront ces lunettes connectées en France ?

La fourchette de prix s'étale désormais assez largement, ce qui change la donne pour les acheteurs hésitants. À l'entrée de gamme, la nouvelle collection audio de Ray-Ban Meta permet d'accéder à la technologie dès 309 euros. À l'autre bout du spectre, les modèles sportifs Oakley Meta Vanguard grimpent à 549 euros, un tarif proche de celui déjà pratiqué sur les HSTN. Quant aux Ray-Ban Display, leur positionnement risque de rester élevé : aux États-Unis, elles sont vendues 800 dollars, et aucun tarif officiel français n'était encore annoncé au moment de l'événement. Il faudra donc patienter quelques semaines pour connaître le prix exact pratiqué chez nous, mais un positionnement premium, autour de 800 à 900 euros, semble déjà se dessiner.

Autre point à surveiller : la conjoncture des composants électroniques pourrait peser sur les tarifs futurs. De nouveaux produits améliorés pourraient s'accompagner de prix eux aussi revus à la hausse, notamment en raison de la crise persistante de la RAM, ce qui n'est pas anodin pour un secteur qui commence tout juste à se démocratiser.

Faut-il craquer pour des lunettes connectées cette rentrée ?

La question mérite d'être posée honnêtement, sans céder à l'effet de mode. Ces lunettes ne remplacent ni un smartphone ni de vraies lunettes de vue haut de gamme, mais elles occupent une niche qui a désormais trouvé son public : celui qui veut filmer sans sortir son téléphone, écouter de la musique sans écouteurs visibles, ou suivre ses performances sportives sans écran au poignet. Le catalogue s'élargit vite, au point que le choix d'une monture commence doucement à ressembler à celui d'un magasin d'optique en ligne, avec des déclinaisons de couleurs, de formes et d'usages.

Pour un usage quotidien et léger, la gamme Ray-Ban Meta Audio à partir de 309 euros semble l'entrée la plus raisonnable. Pour un usage sportif exigeant, les Oakley Meta Vanguard ou HSTN restent plus convaincantes malgré leur prix. Quant aux Ray-Ban Display, mieux vaut sans doute attendre leur sortie effective en boutique française et un vrai essai chez l'opticien avant de se décider : une paire de lunettes, connectée ou non, ça se choisit aussi avec les yeux et le nez, pas seulement avec une fiche technique.

Lola est rédactrice et correctrice indépendante pour des particuliers et des entreprises. À ses heures, elle écrit aussi pour s’évader : romans, nouve...


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