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#Loisirs

LEGO Sagrada Família 2026 : le plus grand set jamais créé

Par

 Lola

Lola

Auteur picto

Publié le 07/11/2026


Daynamiq, plateforme de gestion de projet Daynamiq, plateforme de gestion de projet

Douze mille soixante pièces, vingt-quatre heures de patience annoncées et un prix qui frôle les 800 dollars : LEGO vient de poser un nouveau jalon dans son histoire. Début novembre 2026, la marque danoise a mis en vente sa reproduction de la Sagrada Família, le plus grand set jamais conçu de toute son existence. Le même mois, elle a aussi lancé son tout premier set Dragon Ball, consacré à Shenron et Goku. Deux annonces qui n'ont rien d'un hasard : elles racontent la même histoire, celle d'une entreprise qui a définitivement choisi de séduire les adultes autant que les enfants.

Pourquoi la Sagrada Família devient-elle le set le plus ambitieux de LEGO ?

Le chiffre donne le vertige. Avec 12 060 pièces, le set Architecture de la basilique de Barcelone dépasse largement tout ce que LEGO avait produit jusqu'ici. Ce record était auparavant détenu par le set World Map, sorti en 2021, qui comptait 11 695 pièces. Le modèle terminé n'est pas une maquette de salon discrète : il mesure plus de 24 pouces de hauteur, s'étend sur 18,5 pouces de largeur et 15 pouces de profondeur, soit un bloc imposant qui réclame une vraie place dans un salon ou un bureau.

Le choix du monument n'est pas anodin non plus. LEGO a dévoilé ce set pour marquer les cent ans de la mort de l'architecte Antoni Gaudí, dont la basilique est toujours en chantier plus d'un siècle après son lancement. Construire sa propre Sagrada Família en briques, c'est presque une manière de boucler symboliquement ce que la réalité n'a jamais achevé.

Un niveau de détail pensé pour les builders aguerris

La notice couvre des zones entières de l'édifice : l'Abside avec sa crypte, la façade de la Nativité, la façade de la Passion, les nefs et la Sacristie occidentale, avant de terminer par les tours et les deux autres sacristies. Pour rendre justice aux célèbres vitraux de Gaudí, les designers ont dû innover : le set utilise un effet vitrail spécial sur les fenêtres qui imite les dégradés de couleur de l'édifice réel. Un détail technique qui en dit long sur le temps de développement que ce genre de projet exige en interne.

Sans surprise, ce niveau d'exigence s'accompagne d'une classification claire : le set est recommandé à partir de 18 ans, confirmant qu'il ne s'agit pas d'un jouet au sens classique, mais d'un véritable projet de construction au long cours, pensé pour des mains expérimentées et beaucoup de patience.

Combien coûte ce record, et vaut-il le coup ?

Le prix suit logiquement l'ambition du projet : le set est affiché à 799,99 dollars. Une somme conséquente, qui positionne clairement la Sagrada Família dans la catégorie des pièces de collection haut de gamme plutôt que dans celle des cadeaux de fin d'année classiques. D'ailleurs, le succès commercial a été immédiat : plusieurs sites spécialisés signalaient dès la première semaine que le set était temporairement en rupture de stock, un signe que la demande des adultes collectionneurs a dépassé les prévisions initiales de la marque.

Est-ce que ça vaut le coup pour autant ? Tout dépend de ce qu'on cherche. Pour un passionné d'architecture ou un fan de Gaudí, posséder une version miniature aussi fidèle du monument a une vraie valeur sentimentale. Pour un collectionneur plus pragmatique, la question du retour sur investissement se pose aussi : les gros sets Architecture ou Icons prennent souvent de la valeur une fois retirés du catalogue, et un record de pièces comme celui-ci a toutes les chances de devenir un objet recherché d'ici quelques années.

Pourquoi LEGO mise-t-il autant sur Dragon Ball ?

La même semaine, LEGO a dévoilé un produit totalement différent dans l'esprit, mais tout aussi révélateur de sa stratégie : son premier set consacré à Dragon Ball. L'ensemble Icons Dragon Ball : Shenron & Goku (référence 11390) compte 1 764 pièces, porte une classification 18 ans et plus, et se vend 179,99 dollars. Le set met en scène le dragon légendaire Shenron s'enroulant autour d'une colonne de briques, aux côtés d'une figurine de Son Goku.

Ce lancement marque un tournant pour LEGO, qui n'avait encore jamais touché à l'univers d'Akira Toriyama. Le LEGO Group et Toei Animation ont annoncé un nouveau partenariat qui fait entrer l'une des franchises d'animation les plus iconiques, Dragon Ball, dans l'univers des briques LEGO, avec la promesse de nouveaux sets à venir dans les mois suivants. Après Star Wars, Marvel ou encore Harry Potter, l'anime japonais devient le dernier pilier en date d'une stratégie de licences assumée.

Un double pari calculé plutôt qu'une coïncidence

Mettre sur le marché, le même mois, un monument architectural centenaire et un dragon mythique issu d'un manga culte peut sembler contradictoire. En réalité, les deux produits ciblent exactement le même public : des adultes au pouvoir d'achat confirmé, prêts à dépenser plusieurs centaines d'euros pour un objet qu'ils n'assembleront jamais avec de jeunes enfants. La Sagrada Família séduit le collectionneur patient et esthète. Dragon Ball attire le trentenaire ou quadragénaire nostalgique de son adolescence devant la télévision. LEGO couvre ainsi deux sensibilités différentes, mais avec le même ticket d'entrée : la classification 18+.

Comment cette stratégie s'inscrit-elle dans l'évolution de LEGO ?

Ce virage vers les adultes n'est pas une nouveauté isolée, c'est une tendance de fond amorcée depuis plusieurs années déjà. Les gammes Icons et Architecture existent précisément pour ça : proposer des répliques fidèles de monuments, de véhicules ou d'objets cultes, avec une complexité de montage qui n'a plus rien à voir avec les boîtes pour enfants. Cette logique porte ses fruits sur le plan commercial, LEGO restant le premier constructeur de jouets au monde, un statut qu'elle doit en partie à sa capacité à toucher des publics très différents avec des gammes cloisonnées.

Ce que ça change pour les collectionneurs

  • Des prix d'entrée plus élevés, mais un niveau de finition et de détail nettement supérieur aux sets familiaux classiques.
  • Des licences inédites qui ouvrent la marque à des communautés de fans jusqu'ici peu ciblées, comme les amateurs d'anime.
  • Une logique de rareté et de rupture de stock qui alimente un vrai marché secondaire autour des sets devenus introuvables.
  • Des délais de montage qui se comptent désormais en dizaines d'heures, loin de l'image du jouet qu'on assemble en une après-midi.

Faut-il craindre que LEGO délaisse les enfants ?

Pas vraiment, ou pas encore en tout cas. Les gammes jeunesse continuent d'exister en parallèle, et les deux publics ne se concurrencent pas frontalement puisqu'ils n'achètent pas les mêmes boîtes, aux mêmes prix, pour les mêmes usages. Ce qui change, c'est la visibilité donnée aux produits pour adultes dans la communication de la marque. Un record de pièces et une licence aussi attendue que Dragon Ball génèrent naturellement plus de bruit médiatique qu'un énième set de dinosaures pour les plus jeunes, même si ces derniers continuent de représenter une part importante du catalogue.

Reste une question pratique pour qui serait tenté par l'un de ces deux lancements : la place. Monter la Sagrada Família demande un espace de travail dégagé pendant plusieurs jours, et surtout un endroit où l'exposer une fois terminée, vu ses dimensions. Le set Dragon Ball, plus compact avec ses 1 764 pièces, reste plus facile à intégrer dans une étagère ou un bureau, ce qui en fait sans doute une entrée en matière plus accessible pour qui voudrait découvrir cette nouvelle génération de sets LEGO pensés avant tout pour les grands.

Lola est rédactrice et correctrice indépendante pour des particuliers et des entreprises. À ses heures, elle écrit aussi pour s’évader : romans, nouve...


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