La Banque Centrale Européenne vient de décider de relever son taux directeur dun quart de point, portant ce dernier à 2,75% contre 2,50% précédemment. Cette décision, motivée par la reprise de linflation dans la zone euro (supérieure à 2% en année glissante, limite que la politique budgétaire européenne sétait fixée), notamment sous linfluence dun prix du baril de pétrole au dessus de 70 dollars, était attendue et anticipée par les marchés financiers. Ils prévoyaient même une correction dun demi-point. Les conséquences de cette décision sont multiples et importantes pour notre environnement : dune part, cette hausse présume dune autre hausse à venir de 0,25% estimée courant de lété, ce qui porterait le taux directeur à 3%, voire 3,25% pour la fin dannée. Dautre part la remontée régulière et largement sous-entendue par le Gouverneur de la BCE risque de pénaliser fortement les autres marchés financiers, enrayant en cela le redéploiement économique des grandes entreprises cotées (cf chute des Bourses européennes de ces derniers jours).
Enfin, la BCE et les gouvernements des différents pays européens vont se trouver face à leurs responsabilités en optant soit pour une politique volontariste de gestion des taux dintérêt, (quitte à alimenter la baisse des Bourses et le ralentissement de la croissance), soit en cédant aux réalités des marchés qui généreront une reprise plus dure de linflation. Pour notre activité dintermédiaires financiers, cela se traduira par une hausse de lactivité de restructuration, ou par une reprise du volume de transactions sur les biens immobiliers de petite et moyenne valeur.
A suivre donc, avec attention !
(Auteur : Bruno Rouleau).


