Kiabi

Longue descente aux enfers de Vivarte

Publié par Yves - publié le 30 Nov, -1
Une piste que les financiers des grandes chaines devraient méditer.

La Halle poursuit sa longue hémorragie et le groupe vend les bijoux de famille, André et Naf Naf. Vivarte a perdu 5000 postes depuis 2015.
A ce jour, Vivarte possède André, Minelli, San Marina, Pataugas, Caroll, Kookai, Chevignon, Naf Naf, La Halle, Besson… Les salariés sont évidemment en droit de se demander ce que l’avenir leur réserve. Dans le contexte économique difficile que nous connaissons, les enseignes moyen de gamme souffrent.

Les raisons sont multiples. On accuse la conjoncture, la météo, la politique, le Brexit et bientôt Trump. Mais dans le monde du commerce, la réussite est due essentiellement à un facteur. La correspondance entre ce que le consommateur attend et l’offre qui lui est faite.
Si Zara ou H&M marchent bien, si Ikea poursuit son développement, c’est parce qu’ils proposent des services, des produits, une mode, un design et des prix que le consommateur plébiscite. Si Nespresso est parvenu a imposer son concept c’est parce que cela correspond à une demande, voire à un rêve. Si André, la Halle rament, c’est parce que le public ne se reconnait plus dans cet emballage.
Kiabi poursuit son développement et la Halle continue de couler. Alors que la clientèle des deux enseignes est proche. Il n’y a donc pas que la conjoncture.

Si quelques enseignes puissantes trouvent leurs marques comme ZARA, H&M, Kiabi, Gemo ou Décathlon, si les marques de luxe s’en sortent plutôt bien, à l’instar de Chanel, Hermes, Vuitton…, c’est parce qu’elles apportent des réponses précises à la demande des consommateurs.

En quelques années, de grandes marques portées au nues par les consommateurs ont disparu. Et pas seulement dans le domaine du prêt à porter. Les causes naturellement sont variées, mais il est clair que le commerce ne cesse d’évoluer.

Schott, Van Dutch, Poivre Blanc, Fila, Bata, Ellesse, Kappa, Moulinex, Nokia, Prisunic, Kodak, Tang, Treets, Chambourcy, Olida, Mammouth, Itineris, les piles Wonder, Simca, Talbot, Panhard, Jouef, Virgin Megastore, Felix Potin et bientôt la Halle, André, Chevignon et des marques étrangères vont également quitter le territoire, comme Mark & Spencer, Banana Republic…

Les marques moyen de gamme qui n’apportent pas un service, une notoriété, une créativité, un marketing ciblé souffrent de plus en plus. L’emplacement n’est plus un gage de réussite. La valse des magasins dans les centres commerciaux et les rues piétonnes illustrent bien l’importance de l’offre « différenciante ». Le prix est naturellement un élément important. Encore faut-il que les collections correspondent à ce que le client attend. H&M ou Gemo réussissent chacun sur un créneau très différent de la mode.

Une piste que les financiers des grandes chaines devraient méditer.

Dans chaque entreprise qui se crée, dans chaque marque, enseigne qui réussit, il y a des équipes de style, des dirigeants inspirés, des leaders qui mobilisent l’entreprise, les équipes, qui ont le sens et la passion du produit. Il y a un savoir-faire que le financier ne maitrise pas et qui n’entre pas dans un tableur EXEL.


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