Lejaby

Choisir son soutien-gorge

Publié le • Modifié le 2016-11-16 00:02:04 par Sibylle- éditeur @ sitedesmarques - vu 358 fois.
Et si on prenait le temps d’examiner ce qui nous conviendrait pour de vrai ?

Dans le fond quand on y pense il y a peu de fringues qu’on n’aime pas aller acheter. En bonne accro du shopping tout prétexte est bon pour renouveler une garde-robe qui en a autant besoin qu’un serial killer de sages conseils… Pourtant, et il semble bien que ce soit une constante chez beaucoup de femmes, l’achat de soutien-gorges est plus une galère qu’un achat plaisir. Comment c’est possible alors que l’offre n’ait jamais été aussi large ? Des rayons entiers de soutien-gorges surchauffés qui attendent avidement de nous engloutir… tellement d’ailleurs qu’il suffit d’y mettre le pied pour avoir la tête qui tourne et l’envie violente de renoncer sur le champ et prendre ses jambes à son cou.

Ce n’est pas que notre poitrine ai tellement évolué, non elle est comme elle est, bonne fille qui nous suit partout, à la gym ou au lit, parfaite évidemment en toutes circonstances et on a eu le temps de s’en accommoder. Non, le problème de l’achat du soutien-gorge c’est la technique et donc la nécessaire connaissance d’un certain nombre de critères. On se souvient toutes du flou de notre réponse à la question rituelle de la vendeuse peroxydée « Et quelle taille vous faites ? », du rideau de la cabine d’essayage qui s’ouvre brusquement et de la même vendeuse qui tend une main - avide - pour tâter en vrai nos seins un peu enfouis sous un pull d’hiver… Ca lui paraissait bien naturel histoire de nous aider, on en garde un souvenir gêné pour ne pas dire humilié… après tout on n’est pas du bétail.

S’ensuivait une conversation laborieuse difficile à éviter. Ou alors on entrait dans la cabine d’une chaine style H&M avec 23 soutien-gorges différents, des corbeilles, des push-up, des sans armatures, des avec, des roses, des jaunes, du 90C ou plutôt 90D ou les 2 ou si on essayait aussi le 95B ça doit être équivalent non ? On en ressortait exténuées, énervées et aucun n’allait.

La Maison LEJABY qui, interrogée, a bien voulu nous livrer les secrets du bon choix.

Prendre tranquillement à la maison les mensurations réelles de la poitrine à l’endroit le plus large ainsi que le dessous des seins. Ne pas hésiter à recommencer à chaque achat car les seins grossissent ou maigrissent en même temps que le reste du corps. Donc quelques kilos en plus ou en moins et la taille idéale change.
Considérer la forme elle-même du sein : selon qu'il est plutôt poire ou plutôt pomme, la forme de soutien-gorge sera plutôt emboîtante ou plutôt échancrée. En aucun cas le sein ne doit « déborder » du bonnet.
Considérer le volume lui-même du sein : si on est une Marylin ou une Birkin, désolée mais le choix du soutien-gorge sera avec ou sans armatures, avec un effet push-up ou au contraire pourquoi pas un minimiseur.
Selon le maintien souhaité, on choisira une forme spécifique de bretelles : si celles-ci sont au centre et non sur les cotés le maintien sera automatiquement meilleur. Des bretelles plus larges assureront également un meilleur maintien.
La qualité de fabrication est essentielle : il faut 200 gestes techniques par des ouvriers qualifiés pour fabriquer un soutien-gorge de très bonne qualité qui assure à la fois le bon maintien et la souplesse, il en faut 10 fois moins pour un produit de fast fashion qui ne servira pas à grand-chose.
Attention à la matière qui doit être souple mais suffisamment robuste pour résister aux nombreux lavages. Le lavage doit d’ailleurs être fait dans un cycle court à froid sans essorage ou à la main pour ne pas briser l’élasticité des tissus techniques.
Enfin, l’essentiel c’est d’essayer, essayer et essayer encore. Chaque fois et chaque modèle. Prendre son temps, bien placer le sein dans le bonnet, agrafer au deuxième crochet, ajustez les bretelles et remettre à chaque fois son tee-shirt sur le nouveau soutien-gorge pour voir l’effet donné. Une poitrine qui s’affaisse c’est une vilaine silhouette et 10 ans d’âge en plus !
Les courageuses s’en remettront carrément à la vendeuse qui, malgré tout, connait son affaire :)

Attention en aucun cas la poitrine ne doit être serrée ou compressée, cela finirait par provoquer de vrais problèmes de santé. A l’inverse un soutien-rien finira pas laisser la poitrine s’affaisser et ne la protègera pas des chocs quotidiens, les muscles ne sont pas assez forts pour la protéger des secousses. Dégâts irrémédiables à la clé. Il est loin le temps où nos grand-mères jetaient au feu leurs soutien-gorges en prétextant la liberté, nous on sait bien que la beauté de nos bustes dépend de ce petit morceau de lingerie. Et puis une fois les critères respectés, rien ne nous empêche de nous lâcher, un peu de dentelle ne viendrait rien gâcher…


l'auteur


Commentaires