Même si on renifle une proximité familiale (les stylistes sont les fils de ceux de Comptoir des Cotonniers) ou marketing avec Comptoir des Cotonniers, la nouvelle griffe THE KOOPLES a un univers rock mixte bien à elle qu’on ne peut lui dénier. Street marketing en action oblige pour débusquer les jeunes (cible 15-34 ans) sur leurs terrains de jeux favoris, paysage envahi dès cet été par des visuels plutôt trash de couples ultra-branchés hétéro ou homo présents jusque sur Facebook, les boutiques ont essaimé dans Paris plus vite qu’il ne faut de temps pour les découvrir. Mode mixte, androgyne, interchangeable (blazer pour elle, cardigan pour lui) pour une génération aux repères moins sexués, excentricité british mêlée au courant porteur du rock vintage, de visu la collection apparait moins décalée que les visuels ou que le buzz ne le laissait supposer, l’atmosphère des boutiques plus Savile Row que Metal.
Les coupes restent classiques et cintrées avec seulement quelques détails « rock »(boutons « skull » (têtes de morts) sur les gilets ou les chemises, choisis comme antidote par les créateurs et symbole de la fugacité et de la vanité des choses comme de la contestation d’un certain confort), les couleurs sont sombres, l’imprimé est absent ou presque, abondance de petite pièces en maille de laine ou cachemire, vrais cardigans masculins croisés, veste de laine aux revers de smoking, robe à col rond en flanelle grise à manchettes blanches amovibles, jeans et gilet d’homme… Les pièces à manches se distinguent par un patronage sorti tout droit de la collaboration avec le tailleur anglais Norton&Sons d’où la rigueur de la coupe et la finition des détails, la chemise se permet un col 3 boutons et poche poitrine, le trench retrouve sa couleur d’origine, le kaki des tranchées, les tops restent en dentelle néogothique et les tee-shirts tête-de-mort, les souliers sont à venir ainsi que la collection de « hard jewelry » issue de la collaboration avec les londoniens « The Great Frog »…
Bon, et les prix ? Positionnement plus haut de gamme que Comptoir des Cotonniers, ils sont dans le foulée de ces « petites marques » qui ont envahi nos rues, de 45€ pour un tee-shirt à plus de 300€ pour les grosses pièces (veste laine à col satin : 210€, pantalon 130€, chemise 125€, gilet de lainage double boutonnage 130€, veste femme violette 180€…). Bon, à suivre…
Cette semaine : En virée à paris, ou juste pour être dans l’air du temps, on s’offre une nuit au MAMA SHELTER, le nouvel hôtel 3* des Trigano/Castro/Starck. 172 chambres en moyenne à 100€, un bar avec une petite scène de spectacles, un restau fusion-food dirigé par Senderens, une terrasse, des chambres différentes avec i-mac, du style et de l’élégance dans un quartier jusque là un peu défavorisé. A découvrir 109 rue de Bagnolet, 75020.