Même si tout le monde parle de baisse des prix, les professionnels penchent plutôt pour une stabilité. Quoi qu’il en soit, la forte hausse des dernières années est terminée.
Un marché au ralenti
Les principaux réseaux immobiliers le reconnaissent : les choses ont changé, le marché vit aujourd’hui quelques tensions. Les délais de vente d’un bien s’allongent et le volume des ventes a diminué. « Il y a aujourd’hui un décalage entre le vendeur qui n’a pas encore intégré la baisse des prix et les acheteurs qui veulent le meilleur tarif. Les biens surévalués ne trouvent pas preneurs et mettent plus longtemps à se vendre », explique Hervé Lefebvre du réseau Orpi. Pourtant l’activité se poursuit. Mais au ralenti.
Chez Guy Hoquet, on constate également une baisse du nombre des acquéreurs. Il faut dire qu’ils regardent à deux fois le prix avant de signer. Ils sont beaucoup plus sélectifs et ne sont plus prêts à mettre un prix élevé pour un bien qui n’est pas parfait. Pour Hubert Koch, directeur général délégué du réseau Guy Hoquet l’Immobilier, « l’appréciation des prix se fait au cas par cas, et c’est nouveau. ».
Si d’une manière générale, on ne parle pas encore de baisse, elle est pourtant réelle dans le neuf. « Mais il n’y a pas de catastrophisme », rassure Laurent Monnet responsable marketing, de la communication et des partenariats du réseau Solvimo. Après des années de hausse régulière, il est normal que le marché s’assagisse. La hausse du prix du pétrole y est aussi pour quelque chose. Les acheteurs regardent l’éloignement du domicile par rapport aux grandes villes. Ce critère est nouveau et fait baisser les prix des biens les plus éloignés.